
Donald « Don » Edward Sheldon est un fameux pilote de brousse (« Bushpilot« ) alakain et l’un des premiers aviateurs à mettre au point l’atterrissage sur glacier, aux abords du mont McKinley, dans les années 1950. Unanimement reconnu pour ses compétences de pilote de montagne et des glaciers, il a secouru de nombreuses personnes en difficulté et s’est illustré, à la fin de sa vie, en organisant des excursions autour d’ un refuge qu’il a lui-même construit sur un éperon rocheux au sommet du glacier Ruth, au-dessus de l’amphithéatre auquel les autorités locales on donné son nom. Une destination que tout amoureux de la montagne ne peut que souhaiter connaître et apprécier…
JEUNESSE
Don Sheldon naît à Morrison (Colorado) le lundi 21 novembre 1921. Il grandit dans le Wyoming, une contrée encore sauvage, dans un ranch situé près de la petite ville de Lander.
Le vol de brousse en tant que tel n’a débuté que l’année précédente au Canada et en Alaska (un territoire américain acheté aux Russes en 1867), quelques années seulement avant la Ruée vers l’or du Klondike. En quête de travail et d’aventure, le jeune homme projette de rejoindre ce territoire en 1938, à l’âge de 17 ans seulement.
Don se rend d’abord à Seattle (État de Washington), puis à Anchorage (Alaska), en empruntant la ligne maritime intérieure sur un navire de passagers. Arrivé à destination, il trouve un premier emploi à la laiterie Step and Half Dairy, où il travaille 16 heures par jour et sept jours par semaine, pour lequel il gagne un salaire fixe de 40 $ par mois. Au bout de six semaines, Don conduit un camion de livraison de produits laitiers dans une rue d’Anchorage un matin lorsqu’il repère un ami marin du nom de Jim Cook, qu’il avait rencontré à Juneau (Alaska) lors de son voyage en bateau jusqu’à Anchorage.
Don et son ami décident de mettre leurs maigre économies en commun et de voir jusqu’où ils peuvent pousser vers le nord. Les 12 $ qu’il leur reste servent à payer deux billets de train en aller simple pour Talkeetna.
Cependant, Don cherche à diversifier ses connaissances. Ne s’y connaissant qu’en agriculture, l’agriculture, il devient rapidement compétent en guidage, en piégeage, en exploitation minière, en soudage, en mécanique,en arpentage et en pilotage d’avion.
UN SECOND CONFLIT MONDIAL HÉROÏQUE
Pilote professionnel, il se porte volontaire, en 1942, pendant la Seconde Guerre mondiale, pour servir dans l’United Sates Army Air Corps. Malheureusement, à son arrivée à l’école d’aviateurs en Arizona, toute sa classe est réaffectée comme mitrailleur de queue sur Boeing B-17 Flying Fortress en raison du taux de mortalité élevé sur le théâtre européen pour ce poste.
Au bout de quelques missions, son avion est lourdement endommagé au cours d’un bombardement et s’écrase alors qu’il est en approche de sa base anglaise. Plusieurs membres de son équipage survivent à l’accident, mais Don est le seul à vraiment s’en sortir et, peu de temps après. Il se porte donc volontaire pour effectuer de nouvelles missions avec un nouvel équipage tout droit arrivé d’Amérique, et accomplit avec lui des missions de haute intensité au-dessus de la Normandie, du nord de la France, de la Rhénanie, des Ardennes et de l’Europe centrale. Comme il faut s’y attendre, ce deuxième équipage s’écrase à son tour, mais tous les membres d’équipage s’en sortent indemnes
Il accomplit 26 missions de guerre et se voit attribuer la Distinguished Flying Cross (DFC/Croix du service distingué dans l’Aviation) pour actes individuels extraordinaires, ainsi que quatre Air Medals attribuées actes individuels héroïques, et six Bronze Stars pour actes exceptionnels de bravoure durant les missions de combat…
ACTIVITÉS AÉRIENNES EN ALASKA
Démobilisé en 1947, Don pilote un avion de transport à travers toute l’Amérique du Nord pour parfaire sa maîtrise du vol, de la mécanique et de la soudure. De retour à Talkeetna en 1948, Don Sheldon et son partenaire Stub Morrison créent le Talkeetna Air Service, une compagnie de transport aérien destinée aux grimpeurs, aux chasseurs, aux pêcheurs et autres randonneurs souhaitant se rendre dans les montagnes autour du mont McKinley. Ses avions, des Piper PA-18 Super Cub, des Cessna 180 et des Aeronca 15 Sedan sont tous équipés avec de skis, de flotteurs et de roues larges. Il participe aussi à de nombreuses opérations de sauvetage en montagne, autant civiles que militaires, pour lesquels il reçoit bon nombre de récompenses.

Pendant plusieurs années, le Talkeetna Air Service a du mal à réaliser des bénéfices, mais il semble que Don et son partenaire « Stub« réussissent malgré tout là où beaucoup d’autres échouent. Ce sont les années 1950 et 1951 qui mettent vraiment à l’épreuve le jeune Sheldon mais, grâce à son sens des affaires, Don effectue bientôt un vol payant ou deux par jour. Non seulement les compétences de vol de Don qui sont devenues légendaires, mais son grand discernement quant aux contrats signer ou à refuser le mène au succès dans cette entreprise très exigeante, où quatre personnes sur cinq échouent.
C’est en 1955 que Don rencontre Bradford Washburn, chef d’une équipe d’arpentage du Musée de la Science (Museum of Science) de Boston.

Washburn est à la recherche d’un pilote expérimenté disposant d’un avion pour assurer la logistique, sur la longue durée, de l’expédition chargée de l’exploration et de la cartographie de la zone autour du Mont McKinley et de la montagne elle-même.
Connu sous le nom de Denali par les habitants et les Indiens autochtones Athabascans, le « géant » représente un monstre à 6 190 mètres au-dessus du niveau de la mer. Tout comme il se détache majestueusement de l’Alaska Range environnant, le Mont McKinley s’avère crucial pour le succès commercial de Sheldon.
La proposition de Washburn tombe à pic, car Don vient tout juste d’installer le deuxième ensemble de skis rétractables jamais construit sur l’un de ses Piper PA-18 Super Cub, et cela intéresse beaucoup Washburn, car le travail de relevé cartographique nécessite des atterrissages à très haute altitude, sur les glaciers supérieurs du Mont McKinley et les sommets avoisinants. Brad Washburn admettra plus tard qu’après s’être renseigné, tant à Fairbanks qu’à Anchorage, sur l’embauche d’un pilote de brousse pour le travail qu’ils devaient effectuer, le nom de Don Sheldon est revenu presque à chaque fois.
Lorsque Washburn offre à Don le tarif de 100 $ pour chaque atterrissage sur glacier, Don saute sur l’offre mais, le deuxième jour et après que Don ait effectué huit atterrissages distincts sur un glacier pour y déposer des hommes et du matériel, Brad Washburn suggère que payer 100 $ pour chaque rotation épuiserait bientôt le Musée. C’est pourquoi ce dernier règle les frais d’affrètement normaux de Talkeetna Air Service au tarif de 25 $ par heure, plus un bonus de 50 $ pour chaque nouvel atterrissage dans la zone.
La relation professionnelle entre Don et Brad Washburn se poursuit pendant 15 ans, ce qui permet à Don Sheldon de devenir l’un des pilotes des glaciers les plus compétents du monde. Bob Reeve, le fondateur de Reeve Aleutian Airways est, quant à lui, le premier à tenter et perfectionner l’art de l’atterrissage sur glacier dès le début des années 1930. En effet, aux commandes d’un Fairchild 71 équipé d’une paire de skis faits maison, il ne peut pas poser son appareil sur une surface dure,et c’est pourquoi il invente le décollage et atterrissage sur boue, dans les marécages situés près de sa base de Valdez.

Au fil des ans, Bob transmet à Don ce qu’il a appris sur l’atterrissage et le décollage sur glacier, et son protégé améliore sa technique pendant les 15 années où il vole pour Brad Washburn. La relation entre Don et Bob Reeve va bien au-delà de l’amitié, car l’épouse de Don est Roberta, la fille aînée de Bob et de Tilly).


Avant de tenter d’atterrir sur un glacier, le pilote doit d’abord effectuer un passage bas pour chercher des dépressions dans la neige molle, car celles-ci peuvent masquer une crevasse pouvant facilement engloutir un train de marchandises, sans parler d’un petit Piper Super Cub. Un autre problème émerge souvent, lorsqu’une légère couverture nuageuse se confond avec la surface de la neige molle en plein jour. L’œil humain ne peut pas distinguer la surface du glacier et les atterrissages sont presque impossibles dans ces conditions. C’est pourquoi Don emporte toujours plusieurs petites branches d’épicéas, qu’il jette en ligne, ce qui fournit une ligne sombre pointillée marquant l’élévation de la surface du glacier.
SAUVETAGE POUR L’U.S.A.F
À la fin des années 1950 et dans les années 1960, Don effectue d’innombrables missions, le plus souvent pour transporter du matériel, des équipement et du personnel.
Notre héros effectue également des sauvetages d’alpinistes ou de randonneurs en difficulté ainsi que des recherches d’avions militaires crashés. La première expérience de Don au service de l’armée se produit le mercredi 4 février 1953, une journée particulièrement mauvaise, lorsque la Tenth Rescue U.S. Air Force d’Anchorage reçoit un appel radio urgent provenant d’un Douglas C-47 Skytrain devant rallier Anchorage, pris dans de fortes turbulences, subissant des dommages structurels et du givrage. Le dernier contact radio avec le C-47 localise l’appareil à environ 70 miles (soit 112 km) au nord de Talkeena.
Don se porte alors volontaire pour effectuer une reconnaissance aérienne. Un fort front météorologique hivernal se déplaçant, Don fait face à une très mauvaise, à de la pluie verglaçante et à des turbulences extrêmement sévères. C’est pourquoi il vole bas en suivant la rivière Susitna et doit, par deux fois, atterrir sur un banc de sable pour attendre un moment que le temps se dégage. Enfin, Don peut profiter d’une éclaircie pour décoller et monter jusqu’à 5 000 pieds (soit 1 524 mètres d’altitude) et suivre le flanc d’une montagne que Don estime être l’endroit le plus probable où l’avion abattu, qui se dirigeait vers le sud, aurait pu se crasher.
L’autonomie carburant devenant préoccupante et le ciel se couvrant à nouveau, Don doit retourner à Talkeena. Le temps se détériorant, il reste à la maison tout le reste de la journée et le lendemain quand, finalement vers midi le jeudi 5 février, il effectue une nouvelle tentative. Cette fois-ci, il détecte des traces suspectes dans la neige et découvre, peu après, deux survivants traînant un troisième homme, blessé. Don rédige une note sur un sac en papier brun, y dépose quelques pierres (Don emporte toujours des sacs et des petites pierres à cet effet précis) et y attache un ruban rouge. Il survole à nouveau les survivants et leur jette le sac, sur lequel il explique qu’il retourne à Talkeetna pour y récupérer un chirurgien de l’U.S.A.F. et quelques fournitures (couvertures chaudes, café chaud, nourriture, etc.), et qu’il revient le plus vite possible. Don repère également une petite clairière à environ 1 500 pieds (soit 457 mètres) des survivants (où il pense pouvoir se poser), et leur demande de s’y rendre.
En revenant de Talkeetna avec une cargaison de fournitures et le médecin de l’air, Don apprend que les trois membres d’équipage du C-47 avaient été aspirés par l’arrière de l’appareil lorsque sa queue s’est détachée. Deux d’entre eux ont ouvert leur parachute à temps, mais le troisième a ouvert son parachute juste au moment où il touchait le sol et a subi une grave lacération du cou jusqu’en bas du dos et au sommet de la cheville.
Le C-47 s’est complètement désintégré en plein vol à 12 000 pieds (soit 3657 mètres d’altitude). Lorsque l’épave de l’avion est finalement localisée quelques jours plus tard, trois autres survivants sont retrouvés, mais dix des seize hommes de l’équipage ont péri. Au rang de ces derniers figure un colonel britannique directeur du programme canadien de test grand froid et spécialiste de la survie aux conditions météorologiques extrêmes. Paradoxe, cet officier supérieur avait parachuté en toute sécurité, mais était mort de l’exposition au froid hivernal de l’Alaska.
Don reçoit ce qui serait la première de nombreuses citations de l’U.S. Air Force pour ses efforts dans la recherche et le sauvetage des survivants de ce C-47 accidenté.
Le plus souvent, cependant, les vols de Don sont moins mouvementés, comme les fois où il livre des fournitures (d’une caisse de dynamite à une caisse de Jack Daniels) et qu’il n’y a pas d’endroits pour poser son Super Cub. Donc Don vole très bas et jette les objets par dessus bord et, le plus souvent, le pilote atteint sa cible…

UN CRASH MÉMORABLE
Don Sheldon s’écrase à plusieurs reprises, mais l’un de ses accidents retient tout particulièrement l’attention.
En effet, après avoir terminé sa course dans un dans un lac, Sheldon retire un ami blessé de leur avion en train de couler, nage avec lui jusqu’à une île voisine, et l’installe dans un sac de couchage avant de chercher de l’aide. En 14 heures, il parcourt quelque 50 miles (soit un peu plus de 80 km), croisant au passage trois grizzlis et nageant le long de la rivière Susitna.
Frank Moennikes, son ami blessé, décrira simplement par la suite Sheldon comme « un homme bien ».
UNE PERSONNALITÉ ATTACHANTE
Au fil des ans, Talkeetna Air Service devient l’opérateur le plus polyvalente en Alaska, disposant de huit avions spécialisés capables de voler dans tous les types de conditions et vers une multitude de destinations éloignées. Don apporte également à Talkeetna un équipement à la pointe de la technologie et construit une installation conforme à une liste de protocoles de sécurité très stricts.
Conseiller avisé des fabricants d’avions Cessna et Piper, Don devient également inspecteur de l’aviation. À ce titre, il est autorisé à certifier la conception des avions et leur navigabilité. Au cours d’une carrière de pilote de 25 ans, il enregistre plus d’un million de miles (soit 1 609 340 km) de vol sur de courtes distances en Alaska, épuisant 48 appareils, mélangent neuf parts de prudence pour une part de foi, avec une propension à porter secours à autrui sans se poser de question.
Contrairement à de nombreux pilotes de son époque, Don ne consomme pas d’alcool, ce qui le rend disponible pour toutes sortes de situations d’urgence. Il est bien identifié comme une ressource fiable par les forces de l’ordre de l’Alaska en tant que service d’urgence, et par l’armée américaine pour des essais d’équipements et de procédures par temps froid. Don est unanimement salué comme un catalyseur pour encourager les activités parmi tous ceux avec qui il entre en contact, tout en élargissant constamment l’art de l’aviation.
ACCOMPLISSEMENTS
Au cours d’une carrière de pilote bien remplie, et particulièrement entre 1951 et 1959, Don Sheldon acquiert une connaissance intime de la chaîne de montagne du Mont McKinley, Alaska Range (chaîne d’Alaska).
Don a théorisé et établi des procédures et processus d’atterrissage sur glacier pérennisées depuis le début des années 1950. Il établit des records d’atterrissages sans oxygène jusqu’à 21 000 pieds (soit 6 400 mètres d’altitude), donc bien au dessus de l’altitude du mont Blanc.
Les explorateurs de l’Alaska malades ou blessés peuvent compter sur Don pour une mise en sécurité. Mettant constamment sa vie en danger pour sauver des membres de l’armée, des alpinistes et toute autre personne ayant besoin de son aide, il accomplit souvent des sauvetages improbables, même au milieu de la nuit lorsque personne d’autre n’ose.
Don crée la station scientifique et la zone d’atterrissage de l’Arctic Biology scientific station (station del’Institut de biologie arctique), en faisant don d’équipements radio pour faciliter le fonctionnement au niveau 14 300 pieds (soit 4 360 m) de Denali, l’aérodrome contrôlé par radio le plus élevé du monde
Souvent félicité pour son altruisme et ses sauvetages héroïques réalisés tout au long de sa vie civile, il se voit attribuer la rare Decoration for Exceptional Civilian Service (Décoration pour service civil exceptionnel), la plus haute récompense de l’U.S. Air Force.
Au fil du temps, Don s’est rendu si indispensable, qu’après son décès le National Park Service se voit contraint d’investir dans l’acquisition d’un hélicoptère pour le Search and Rescue (SAR) Service afin d’accomplir ce que l’aviateur réalisait avec des ailes fixes, le plus souvent gratuitement, dans l’Alaska Range.

L’AMPHITHÉÂTRE SHELDON
Lorsque l’État de l’Alaska veut honorer Don Sheldon, des responsables locaux écrivent au gouvernement des États-Unis d’Amérique pour demander qu’une montagne de l’Alaska Range soit nommée en son honneur. Sachant parfaitement qui était Don Sheldon, les administrateurs de Washington, D.C. décident que ce n’est pas suffisant et donnent plutôt le nom du pilote à un amphithéâtre de 35 miles carrés (90 kilomètres carrés) situé sur les flancs du Mont McKinley.
Dans les années 1960, les affaires de Don Sheldon sont florissantes et il a mis assez d’argent de côté pour réaliser un projet hors du commun. En effet, au détour de ses vols autour du Mont McKinley, le pilote repère une aire de posé sur glacier pouvant servir de point de départ à des randonnées en peau de phoque ou en raquettes, où il établit un camp de toiles.

Vidéo : https://youtu.be/b6_alKNms1g
Les conditions de vie à cet endroit s’avérant plus que précaires, Don et Roberta décident de construire, en 1966, un abri de survie de forme hexagonale de 14 pieds (soit 4,27 m) dans les plus grandes longueurs au sommet d’un éperon rocheux surplombant ladite aire de poser, disponible à la location, même de nos jours. L’accès se fait naturellement par avion équipé de skis, puis à pied jusqu’au sommet de la barre.

Un séjour dans cet abri de fortune devenant, au fil du temps, l’une des attractions les plus prisée de l’Alaska, la troisième génération des Sheldon de Talkeena décide, en 2012, de construire, sur la barre rocheuse, un « chalet » de grand luxe accessible par hélicoptère et pouvant abriter 10 hôtes, dans lequel un chef cuisinier privé prépare des huîtres grillées arrosées de champagne Taittinger, suivies de plusieurs mets et desserts raffinés.

Situé sur le rebord du Don Sheldon Amphitheater, à la limite supérieure du glacier Ruth, à une altitude de 6 000 pieds (1 829 mètres), le chalet sert toujours de point de départ de randonnées plus ou moins longues et, aux moments les plus propices de l’année, d’observatoire pour d’exceptionnels aurores boréales…



En tout point une expérience unique à vivre intensément… à condition de s’en donner les moyens financiers…
ÉPILOGUE
Don Sheldon succombe d’un cancer du colon le dimanche 26 janvier 1975, à l’âge de 53 ans.
Il laisse à ses proches, à ses amis, à ses clients et, surtout, à toutes les personnes qu’il a tiré d’affaire dans des conditions parfois rocambolesques, un souvenir impérissable. Contrairement à certains pilotes de montagne s’estimant au dessus du lot, il ne s’est jamais considéré comme un héros, car il a toujours suivi son instinct de survie tout en considérant le sauvetage des personnes en difficulté comme une mission sacrée.
En un mot, il s’est toujours montré humble et toujours animé d’un esprit pédagogique, oh, pas en publiant des livres décrivant ses exploits ou donnant des conseils aux pilotes de montagne néophytes, mais en faisant découvrir à un public d’amoureux de la montagne un Alaska sauvage et encore préservé.
Éléments recueillis par Bernard AMRHEIN
BIBLIOGRAPHIE
- (en) James Greiner, Wager With The Wind : The Don Sheldon Story, New York, St. Martin’s Press, 1974, 256 p. (ISBN 0-312-85337-8)
Publié en 1974, alors que Don luttait contre un cancer, l’ouvrage de James Greiner constitue un témoignage sur la vie et l’œuvre d’un pilote de brousse et des glaciers hors pair. Il se vend toujours à plusieurs milliers d’exemplaires chaque année…
- (en) Mort Mason, Flying the Alaska Wild: The Adventures and Misadventures of an Alaska Bush Pilot, Stillwater, MN, Voyageur Press, 2002, 335 p. (ISBN 978-0-89658-589-8)
SOURCES
- Ode to Don Sheldon
https://denaliaviationhistory.com/tag/don-sheldon
- Don Sheldon: The Bush Pilot’s Pilot
https://fightersweep.com/1160/don-sheldon-bush-pilots-pilot/#prettyPhoto
- The legendary Don Sheldon
https://www.sheldonchalet.com/journal-posts/the-legendary-don-sheldon
- Wikipédia, Don Sheldon
https://fr.wikipedia.org/wiki/Donald_Sheldon
VIDÉOTHÈQUE
Don Sheldon 1974 Series: 02 History
Don Sheldon 1974 Series: 03 Denali Access
Bush Plane over Don Sheldon Mountain House Denali National Park Alaska
Don Sheldon’s Ampitheater
Don Sheldon
Experience Grand Vision
Circling Don Sheldon’s House

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