
Sur vos écrans…
Cette rubrique a pour objet de lister, par ordre chronologique, les œuvres cinématographiques et télévisuelles ayant marqué l’Histoire de l’Aviation de montagne
Au début, les films étaient en noir et blanc et muets…
1929
Die weisse Hölle vom Piz Palü
Lien vers les articles :
11 octobre 1929 – Avant-première de L’Enfer blanc du Piz Palü, chef-d’oeuvre du cinéma de montagne
15 novembre 1929 – Sortie officielle du film de montagne L’Enfer blanc du Piz Palü

Spécialiste des films de montagne et en conditions polaires, le cinéaste Arnold Fanck s’adjoint les services de l’As allemand de la première guerre mondiale Ernst Udet pour réaliser les premières scènes dramatiques de l’aviation de montagne…
Ainsi, commencé au printemps de l’année 1929, L’Enfer blanc du Piz Palü (Die weiße Hölle vom Piz Palü), rassemble, sur un scénario co-écrit avec Ladislao Vajda, Georg Wilhelm Pabst réalisant les scènes d’intérieur et supervisant les effets spéciaux), Leni Riefenstahl (dans le rôle de Maria Brandt ) et Gustav Diessl dans le rôle du Docteur Johannes Krafft.
Ce film est également connu en France sous le titre Prisonniers de la montagne. Cette œuvre est l’archétype du film de montagne mélodramatique : pendant leur lune de miel, du fait de la négligence du Docteur Krafft, l’épouse de ce dernier a chuté dans une crevasse au cours d’une randonnée sur le Piz Palü…
Voir le film :
1930
Stürme über dem Mont Blanc
Tempête sur le mont Blanc (titre original en allemand : Stürme über dem Mont Blanc) est un film allemand réalisé par Arnold Fanck, sorti en 1930.
Hannes est un météorologue qui travaille à l’observatoire du mont Blanc. Son seul contact avec le monde extérieur est un pilote (Ernst Udet) ainsi qu’Hella (Leni Riefenstahl), communiquant par radio en langage morse. Alors qu’Hella escalade le flanc de la montagne en compagnie de son père, ce dernier finit par mourir. Hannes se trouve ensuite en danger mais Hella compte lui apporter de l’aide.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Temp%C3%AAte_sur_le_mont_Blanc
Voir le film :
1943
Mermoz
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mermoz_(film)
En 1943, dans le Paris de l’Occupation, Louis Cuny réalise l’exploit de tourner, avec les moyens du bord il est vrai, un film d’aventure consacré à Jean Mermoz, « L’Archange » trop tôt disparu au-dessus de l’Atlantique.
Très critiquée par Lucien Rebatet, alias François Vinneuil, cette oeuvre peine à convaincre tant le manque de moyens est criant pour illustrer une épopée élevée au rang d’exemple (surtout pour la jeunesse) par la propagande vychiste. Ce film expiera ce péché après la Libération… et l’Épuration. En effet, bien qu’édité sous forme de DVD (certainement en trop petite quantité) dans les années 1990, il est aujourd’hui introuvable sur les sites de vente de l’internet. Pour ce qui est de Louis Cuny, il poursuivra sa carrière cinématographique juqu’en 1961, soit un an avant sa mort.
Crtique du film : https://www.youtube.com/watch?v=z7Axz6yzVyU
Seule demeure la symphonie du compositeur suisse Arthur Honegger intitulée Mermoz, dont la suite n° 1 illustre « la traversée des Andes », tente, malheureusement très poussivement, de rendre les déboires du héros de l’Aéropostale, plus crédible. Il faut dire que, faute de moyens suffisants, cette oeuvre, non exempte de couacs, est sous-orchestrée de manière criante.
référence/image sublimée et colorisée).
Pourtant, Mermoz reste dans la mémoire collective comme une tentative désespérée de magnifier l’aviation civile française en général, et l’Aviation de montagne en particulier. Au-delà du film lui-même, c’est sa difficile réalisation dans une période noire et, surtout, le destin de son acteur pricipal, qui mérite d’être retenue. En effet, homosexuel notoire, Robert Hughes-Lambert est arrêté pour avoir une relation avec un officier de la Wehrmacht, alors que le tournage n’est pas achevé. Interné au camp de Royallieu,près de Compiègne, dans l’Oise, il enregistre les derniers dialogues devant un micro tendu par un perchman afin de sonoriser les dernières scènes tournées, de dos, par un sosie. Il est ensuite déporté au camp de concentration de Buchenwald (en Thuringe), dont il ne reviendra pas…
Le 11 octobre 1943, le maréchal Philippe Pétain, chef de l’État français, assiste à une projection privée du film en présence de la mère de l’aviateur . Le 13 novembre de la même année, Mermoz sort officiellement sur les écrans et devient le rendez-vous du Tout-Paris de l’Occupation, sans que personne ne remarque l’absence de Robert Hughes-Lambert…

(référence/image sublimée et colorisée).

